Benabdallah : Le rappel de l’ambassadeur du Maroc à Alger est un acte qui se justifie
Le secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) et ministre de l’habitat et de la politique de la ville, Nabil Benabdallah, a estimé mercredi 30 octobre 2013 que le rappel pour consultations de l’ambassadeur du Maroc en Algérie est un « acte qui se justifie pleinement au vu de l’attitude hostile d’Alger à l’égard du Maroc ».
Dans une déclaration à la MAP, Benabdallah a souligné qu’il « n’y a pas une seule tribune, un seul forum international, gouvernemental ou non gouvernemental où l’Algérie ne s’implique pas pour s’attaquer à notre pays en pré-fabriquant un certain nombre d’accusations fallacieuses, voire en menant des campagnes agressives à l’égard du Maroc, ce qui démontre que l’Algérie est une partie prenante au conflit artificiel au sujet de notre Sahara marocain ».
Benabdallah a ajouté que « le point d’orgue de cette attitude se matérialise par la lettre adressée par Bouteflika à la réunion africaine d’Abuja », estimant que « les propos qui y sont adressés au Maroc sont inadmissibles, puisque marqués par le mensonge, la volonté avérée de nuire et la préfabrication d’un certain nombre d’arguments fallacieux ». « De surcroit, ces propos sont outranciers et dépassent toute mesure. C’est pourquoi le Maroc ne peut pas rester indifférent face à cette attitude et notre pays a tenu à le manifester », a-t-il dit.
Il a indiqué qu' »il est temps que la communauté internationale comprenne que l’entêtement du régime algérien et son implication injustifiée et injustifiable dans le conflit artificiel du Sahara doit cesser ».
En rappelant son ambassadeur, a dit Benabdallah, « le Maroc entend signifier sa fermeté à l’égard du régime algérien et non pas à l’égard du peuple algérien, qui demeure un peuple frère, sachant que le souhait de nos deux peuples est de coopérer pour le besoin du développement et la démocratie », a également dit M. Benabdallah.
Pour la communauté internationale, il s’agit « d’une sorte d’expression claire du refus de notre pays de subir cette attitude algérienne que ni l’histoire commune, ni le droit international ne justifient », a conclu Benabdallah.
Le conflit du Sahara dit « occidental », rappelle-t-on, est un conflit artificiel imposé au Maroc par l’Algérie. Le Polisario, un mouvement séparatiste soutenu par le pouvoir algérien, revendique la création d’un Etat factice au Maghreb.
Cette situation bloque tous les efforts de la communauté internationale pour une solution du conflit basée sur une autonomie avancée dans un cadre souverain marocain et une intégration économique et sécuritaire régionale.