Célébration du 70e anniversaire du PPS : Une continuation pour la construction du Maroc souhaité
Dans le cadre de la célébration des 70 ans de sa fondation, le Parti du progrès et du socialisme (PPS) organise plusieurs activités culturelles, politiques et artistiques à travers différentes régions du Maroc. Le lundi 25 novembre 2013, la capitale économique du pays a abrité une soirée artistique grandiose. Au programme de cette cérémonie figuraient un spectacle artistique, des compositions musicales reflétant la diversité culturelle du Royaume ou encore de la poésie.
La célébration du 70e anniversaire du parti du progrès et du socialisme (PPS), héritier légitime du Parti communiste marocain (PCM), créé en 1943, contraint de porter par la suite le nom de Parti de la libération et du socialisme (PLS), prouve de manière irréfutable la capacité du parti de dépasser toutes les épreuves tout en préservant son indépendance et identité, et sans jamais céder aux pressions et aux tentatives de mainmise dont il fut l’objet, a affirmé le secrétaire général du parti, Mohamed Nabil Benabdallah.
Ce faisant, le parti n’a pas seulement réussi à rester fortement implanté dans le paysage politique national, mais à y occuper également une position de choix et à devenir une donnée essentielle dans l’équation politique marocaine et une force politique incontournable dans tout ce qui touche les principales causes de la nation et du peuple. Qu’il soit au gouvernement ou dans l’opposition, le PPS est le même, fidèle continuateur dans un esprit d’ouverture et d’innovation de son combat au service des intérêts supérieurs du pays et des causes décisives des masses, porteur fidèle d’un message historique de lutte, a affirmé le SG du PPS lors d’une soirée artistique, organisée le 25 novembre à Casablanca.
Dans le cadre de cette lutte et de son adaptation à la réalité et à l’évolution que connait la société marocaine dans un environnement régional et international en perpétuelle mutation, le PPS ne renonce jamais à son identité initiale authentique ou à ses principes fondateurs de base, a-t-il souligné.
Selon le SG du PPS, le parti a en effet réussi à faire face à toutes les attaques menées contre lui par les autorités coloniales et les adversaires dont des proches pour résister et préserver son indépendance tout en prenant des positions courageuses, rationnelles et pesées.
Toutes les pressions, poursuites et formes de répression n’ont pas réussi à l’arrêter, a-t-il dit, rappelant que le parti avait été interdit en 1952 par les autorités coloniales et deux fois au lendemain de l’indépendance du pays, une première fois en 1959 par le gouvernement de l’époque et en 1969, une année après sa légalisation sous le nom de PLS.
Sans jamais céder au fait accompli, le parti a poursuivi le combat dans la clandestinité pour la défense des nobles causes et valeurs ayant conduit à sa création au service des larges couches populaires et dans le respect total des institutions du pays et de ses constantes, a-t-il relevé. Fidèle à sa ligne de conduite, qu’il s’est tracée depuis sa création, le parti a poursuivi sans
relâche la lutte pour la défense de l’intégrité territoriale du pays et sa souveraineté nationale, a-t-il dit, rappelant que le parti a toujours estimé nécessaire de lier la lutte pour l’indépendance du pays à l’obligation de lui donner un contenu démocratique à travers l’élection d’une assemblée nationale constitutive indépendante.
C’est d’ailleurs cette même approche que le PPS a adoptée après avoir recouvré sa légalité en 1974, a-t-il dit, précisant que le parti a décidé en tant en tant que parti progressiste, de gauche et socialiste de poursuivre le combat démocratique dans le cadre d’une liaison dialectique entre la défense de l’intégrité territoriale du pays, le parachèvement des tâches du processus démocratique, du progrès économique, social et culturel et la préservation de la stabilité politique qu’il convient de capitaliser pour la réalisation des réformes et grands chantiers dont le pays a besoin.
Il est donc clair que le parti a été pionnier dans nombre de domaines et a été l’un des premiers à avoir défendu la pensée socialiste tout en tenant compte des particularités et spécificités marocaines, des valeurs progressistes et démocratiques et en particulier en tout ce qui a trait aux droits de la classe ouvrière, l’action syndicale, l’égalité homme-femme, les libertés individuelles et collectives, le pluralisme politique, la diversité culturelle dans le sens de réhabiliter la culture amazighe et toutes les autres composantes culturelles de l’identité marocaine, les droits de l’homme dans leur universalité, y compris la nouvelle génération de ces droits et tant d’autres données devenues patrimoine commun de diverses forces politiques, dont certaines estimaient jusqu’à une époque proche ces nobles valeurs étrangères à notre civilisation.
C’est grâce au militantisme, au courage et à la bravoure de ses grands militants, dont le défunt Ali Yata (1949-1997), que le parti a réussi à négocier avec succès toutes les épreuves passées, a affirme le SG du PPS, selon lequel l’ancien secrétaire du parti a marqué de son empreinte l’histoire du parti et lui a tracé la trajectoire à suivre.
C’est ainsi qu’un hommage posthume sera rendu à l’ancien secrétaire général du PPS SI Ali Yata le 19 décembre dans le cadre des festivités du parti pour son œuvre immense, réalisée grâce également aux sacrifices d’une pléiade de militants : Abdeslam Bourquia, Abdellah Layachi, Abdelkrim Benabdellah, Mohamed Ferhat (Abou Mounia pour les lecteurs d’Al Bayane), Aziz Belal, Abdelhadi Messouak, Simon Lévy, Chouaib Riffi, Mohamed Koukji (Lefkih), Ahmed Madi, El Maâti Youssoufi, et la liste est encore longue. D’autres militants sont toujours là pour en témoigner et poursuivre l’accomplissement de leur œuvre, tels Ismail Alaoui, Abdelmajid Douieb, Omar Fassi, Mohamed Nabil Benbellah, Abdelouahed Souhail, El Mahjoub Kouari, Taib Chkili, et d’autres militants qui assument la responsabilité de membre soit du Bureau politique, du comité central, du Conseil de la présidence ou d’autres instances du parti.
70 ans après, le PPS est en droit d’être fier d’avoir toujours réussi à prendre les décisions et positions justes, tout en restant fidèle à ses principes, à son identité idéologique socialiste et aux valeurs universelles de la pensée socialiste et en œuvrant sans relâche pour adapter son approche socialiste à la réalité nationale et internationale en perpétuelle mutation, a dit le secrétaire général du PPS, Mohamed Nabil Benabdellah.
Et de souligner : «l’histoire nous a rendu justice puisque les événements et l’évolution de la situation ont montré, preuves à l’appui, que le parti avait toujours pris les postions qu’il faut et mené avec succès ses luttes.»
En tant que parti qui s’appuie dans son action sur la logique, la raison, l’objectivité et le réalisme, sans jamais verser dans l’exagération et le snobisme, le PPS est en mesure d’être fier pour le rôle qu’il a joué et continue de jouer pour la réalisation, le raffermissement et la consécration des acquis démocratiques, a-t-il dit, ajoutant que cela ne signifie guère que le PPS renie le rôle des autres forces politiques du pays.
Les acquis accumulés dans le sillage du processus démocratique du pays ne sont pas l’œuvre d’une seule force politique ou d’une seule composante de la Koutla démocratique, qui a eu le mérite, rappelons-le, d’avoir engagé le pays dans une nouvelle ère marquée par l’implication des forces nationales progressistes qui la composent dans la gestion de la chose publique, à commencer par le gouvernement de l’alternance consensuelle, ce qui a permis à notre pays de connaitre, sous la conduite éclairée et l’audace de SM le Roi Mohammed VI, les grandes réformes de base en cours dont l’adoption d’une nouvelle Constitution au contenu très avancé, la poursuite des grands chantiers ouverts dont ceux portant sur les infrastructures de base et la mise en œuvre démocratique des dispositions de la Constitution.
La célébration du 70e anniversaire du PPS intervient au moment où le Maroc fait face à de grands défis en matière de défense de la marocanité du Sahara, combat qui ne pourra donner lieu aux résultats escomptés qu’à travers le renforcement du front intérieur pour déjouer les provocations croissantes des dirigeants algériens et leurs plans et manœuvres visant à porter atteinte à l’intégrité territoriale du pays.
Tout en dénonçant une telle offensive algérienne contre le Maroc, le PPS réaffirme son appel à la mobilisation de toutes les forces pour la déjouer, a affirmé Benbadellah, précisant que le renforcement du front intérieur requiert davantage de justice sociale, de solidarité et d’équilibre sur les plans social et spatial, et de réalisation en un mot de la première génération des réformes politiques, économiques, sociales et économiques.
Écrit par M’Barek Tafsi











