Abdesslam Seddiki reçoit une délégation du Fonds Monétaire International (FMI)

FMIM. Abdesslam Seddiki, Ministre de l’Emploi et des Affaires Sociales, a reçu le 11décembre 2013, une délégation du Fonds Monétaire International (FMI). Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre des consultations annuelles et la 3ème révision périodique de la ligne de sécurité et de liquidités, a porté sur les politiques du marché du travail visant à réduire le taux de chômage et améliorer le fonctionnement du marché du travail.

Lors de cette rencontre, le Ministre de l’EAS a mis en exergue les différents chantiers de réforme qui attendent le Ministère, à savoir :

* le projet de loi sur les syndicats et le projet de loi sur le droit de grève;

* la lutte contre le chômage ;

* l’amélioration de la gouvernance du marché du travail.

En effet, il a précisé que la loi sur les syndicats vise à rationaliser davantage le paysage syndical qui comporte cinq syndicats les plus représentatifs, alors que le nombre de syndicats au Maroc s’élève à 28, et que la loi sur la grève est inscrite dans la constitution depuis 1962, mais n’a jamais pu voir le jour vu la sensibilité de ce sujet. Mais nous espérons, a-t-il- rajouté, pouvoir relever ce défi pendant ce mandat gouvernemental, dans un contexte équilibré entre le droit d’exercer la grève et la régulation des rapports sociaux, et en toute conformité avec les standards internationaux.

Concernant la lutte contre le chômage, le Ministre a rappelé que le taux de chômage au Maroc est de 9%, et que le gouvernement marocain s’est engagé à le ramener à 8% à l’horizon 2016. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement projette d’encourager les investissements étrangers, l’agriculture et l’artisanat.

Ensuite, le Ministre de l’EAS a présenté les différents programmes s’inscrivant dans le cadre des politiques actives de l’Emploi, notamment : Idmaj, Taahil, Mouqawalati, Taatir et Moubadara, en

insistant sur l’importance de l’évaluation de ces programmes en vue de les réajuster.

En matière de gouvernance du marché de l’Emploi, il a affirmé qu’elle s’articule sur deux volets importants :

1. le renforcement du rôle du système d’intermédiation sur le marché du travail (réforme de l’ANAPEC).

2. l’amélioration du dispositif d’observation et d’analyse du marché du travail, à travers la mise en place de l’Observatoire National de l’Emploi en tant qu’outil d’aide à la décision au niveau stratégique en matière de formulation, de suivi de mise en œuvre et d’ajustement des politiques d’emploi, de protection sociale et de régulation du marché de l’emploi.

Par ailleurs, d’autres points ont été soulevés, à savoir le code de travail, les relations entre les partenaires sociaux, le taux de participation des femmes dans le marché de l’emploi et l’indemnité de perte d’emploi (IPE).