Le PPS annonce son adhésion au mouvement de réforme et soutien les actions du SNESup
Mohamed Nabil Benabdallah, SG du PPS a confirmé la disposition et l’engagement du parti pour soutenir et accompagner l’initiative du syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESup) visant la réhabilitation de l’université marocaine face aux différentes tentatives de privatisations de l’enseignement supérieur. Le premier responsable du PPS appelle à l’accélération de la reprise de cette initiative via la mobilisation autour du projet de réforme de l’université marocaine et le lancement des actions alternatives pratiques et concrètes pour une réforme efficace et efficiente de l’enseignement supérieur.
Dans son intervention à l’occasion de la réunion avec le bureau national du SNESup, mercredi 11 décembre 2013 au siège du parti, Nabil Benabdallah a réaffirmé l’adhésion totale du PPS à cette initiative de réhabilitation de l’université marocaine, de même qu’il a exprimé son inquiétude quant à ce qui passe dans les universités marocaines, et qui est de nature à menacer la stabilité du pays.
Le SG du PPS a lancé un appel à toutes les forces politiques, progressistes et de gauche de reprendre en main cette initiative de réforme et de proposer des mesures ou approches alternatives à même de remédier aux maux de l’université marocaine, notamment sur le plan de l’approche économique, noyau dur de tout modèle de croissance du pays.
Dans une évaluation du rapport de Bureau national de la SNE-Sup sur l’analyse de l’état des lieux de l’université marocaine, Nabil Benabdallah reconnaît que le dit rapport comporte des vérités et des données sur les dangers qui menacent le secteur de l’enseignement supérieur et montre clairement le déficit de tout le système qui régit l’université au point de parler d’une réelle bombe à retardement. Cette situation, a-t-il dit, ne fait que refléter le mal et la crise globale qui ronge le secteur de l’enseignement public au Maroc. Le premier responsable du PPS regrette toutefois qu’en dépit des moyens énormes qui ont été mobilisés pour la mise à niveau du secteur, le résultat escompté tarde à voir le jour pire encore c’est l’effet contraire qui s’est traduit et de manière inquiétante a-t-il répliqué.
Benabdallah a invité les représentants du SNE-SUP à participer à la journée d’étude qui sera organisée incessamment par le PPS autour de la problématique de l’enseignement public, y compris l’enseignement supérieur.
Pour sa part le SG de SNESup, Abdelkrim Madoun, a présenté un bilan sur la situation de l’enseignement supérieur et de l’université marocaine en général pointant du doigt le danger réel qui guette l’université. Cet état des lieux a poussé le syndicat à proposer la création d’un front national pour la réhabilitation de cette espace et mettre chaque partie devant ses responsabilités face à la crise actuelle.
Le SG de SNESup a réaffirmé que l’université appartient à tous les Marocains, et par conséquent ses problèmes sont l’affaire de tout le monde. Il aussi mis en garde contre la
tendance actuelle qui tend vers la prolifération d’universités privées et l’importation de programmes pédagogiques étrangers qui ne serviront qu’à aggraver davantage la crise de l’université publique. Sans être totalement contre les universités privées, le SG du SNESup estime néanmoins qu’elles doivent être réglementées et rationalisées afin qu’elles puissent apporter une valeur ajoutée pour l’enseignement supérieur au Maroc, et non le contraire.
Abdelkrim Madoun a ajouté que l’initiative du SNESup intervient suite à une convergence entre le Bureau national et la Commission administrative du syndicat quant à la situation que vit actuellement le secteur de l’enseignement supérieur privé. Ce dernier ne peut être, en aucun cas, une alternative à l’enseignement supérieur public, au sein duquel l’université a toujours joué un rôle pionnier dans la formation des élites marocaines, avant de connaître la véritable crise qui est sienne actuellement. Et de conclure qu’il ne peut y avoir de développement réel sans une université qui forme les cadres et l’élite, parallèlement à sa mission de recherche scientifique et académique.
Écrit par FM
ALBAYANE





