Nabil Benabdallah devant les étudiants de l’EHTP : « Le Maroc a besoin de sa jeunesse pour continuer le combat de la démocratisation »

EHTP MAROCLe ministre de l’Habitat et de la politique de la ville et secrétaire général du PPS, Nabil Benabdallah, était l’invité, vendredi soir, des étudiants de l’Ecole Hassania des Travaux Publics (E.H.T.P)  à Casablanca. Cette rencontre, placée sous le thème : «Ville et citoyenneté», a été l’occasion pour s’arrêter sur le rôle primordial de la jeunesse dans le développement futur du pays, notamment dans les domaines de la gestion, de la politique de la ville et les perspectives de sa mise en œuvre.

«J’ai eu l’occasion ces dernières semaines de rencontrer beaucoup d’étudiants à travers le pays», a déclaré Nabil Benabdellah devant un nombreux parterre de futurs ingénieurs. «Pour moi, il est important que le parti aille à la rencontre de ces étudiants  parce que la nécessité du débat est là,  la nécessité d’expliquer  pourquoi  nous menons une action politique est là. Car, bien évidement, dans le milieu de la jeunesse il y a des inquiétudes, il y a des questionnements sur l’utilité de la politique et c’est pour cela que je le fait volontier, parce que c’est un moyen de communiquer avec les jeunes et leurs expliquer que le Maroc a besoin d’eux pour continuer le combat.», a-t-il poursuivi.  Pour ce faire, les élèves ingénieurs doivent s’intégrer dans la réalisation des enjeux du développement durable, répondre aux exigences socioéconomiques et politiques afin  de construire un urbanisme harmonisé sur l’ensemble du territoire. En un mot, a-t-il résumé, de contribuer à l’élaboration et à la mise en valeur de cette politique.

Dans son intervention devant les étudiants, le ministre a mis l’accent, entre autres, sur l’importance de l’implication des futurs ingénieurs dans la vie citoyenne, parallèlement aux compétences professionnelles qu’ils auront à mettre au service de la gestion et du développement du pays.

«Aujourd’hui, notre pays a également besoin, pour son processus de développement, de plus  de citoyens et de citoyennes engagés dans la chose publique, dans le cadre de la parité et l’égale présence de l’homme et de la femme afin d’atteindre le développement attendu» a ajouté Nabil Benabdallah, prônant une pratique de la citoyenneté au service de la défense de droits de l’homme, des droits de la femme, les droits de l’enfant et l’environnement.

Dans ce cadre,  le secrétaire général du PPS a expliqué l’absence d’entrain politique chez la jeunesse par les problématiques que vit la scène politique nationale actuellement, à savoir  les niveaux des discours politiques dans notre pays dominés par les joutes verbales et autres polémiques. Une pratique politique qui ne contribue pas à donner le bon exemple aux  jeunes.

Par ailleurs, Nabil Benabdallah a mis les jeunes en garde contre certaines  idées reçues, selon lesquelles tous les acteurs politiques et leurs partis sont à mettre dans le même panier.

Il a à cet effet rappelé le combat qui a été mené par les forces progressistes, et surtout le PPS, et qui a été déterminant dans l’avènement et le renforcement actuels de la démocratie, des droits de l’homme, mais aussi de la dignité et de la liberté dans la vie de chaque citoyen …

Plus que jamais, la jeunesse est aujourd’hui appelée à une forte adhésion dans le  processus politique en cours, pour accélérer le développement du pays et pour accompagner  l’évolution qu’a connu le Maroc ces dernières années.  En effet, ce  processus exige la participation de l’élite, pour porter les idées, les projets, mais aussi la participation dans la prise de décision et la réflexion publique pour  investir le champ politique.

Dans le même ordre d’idées, le ministre a mis l’accent sur la nécessité de voir les villes gérées par de jeunes ingénieurs, armés à la fois d’un engagement sincère et d’un savoir gestionnaire. Dans ce cadre, le ministre à donné l’exemple de la ville de  Casablanca, une métropole  énorme qui essaye, selon lui, de résorber aujourd’hui un retard endémique, dont il fallait s’occuper il y a une dizaine d’années plus tôt… Ceci est d’autant plus urgent que les défis seront encore plus immenses dans les dix années à venir, puisqu’en 2025 quelque 75% de la population marocains vivront dans le milieu urbain.

Bref, le Maroc étant aujourd’hui un pays plus urbain que rural, il faut qu’il y ait des gestionnaires engagés pour transformer les handicaps en atouts : traiter les problèmes de l’habitat, de l’équilibre social, de la mixité (les quartiers riches, moyens et pauvres), et ce à traves la création de richesse et d’emplois, a-t-il souligné.

Pour le leader du PPS, le Maroc a en effet la possibilité de faire de ses centres urbains de nouveaux pôles de croissance en investissant dans ses ressources humaines, notamment les jeunes issus des écoles prestigieuses pour accueillir la dynamique de changement vertueux.

Écrit par Mohamed Nait Youssef