A. Seddiki : créer 1.200.000 emplois d’ici 2020
Colloque international sur la Méditerranée
Dans un contexte marqué par de grands changements sur les tous plans, y compris le politique et le social, ayant touché la zone Méditerranée, les intervenants ont mis la lumière, lors d’un colloque international sous le thème «La Méditerranée en question» qui a eu lieu, le mardi 6 mai, au complexe culturel de Nador sur les réalités en mutation, ainsi que les espaces des manifestations, les formes des mouvements et les changements affectant le nouveau visage de la Méditerranée.
Organisé par le centre de la mémoire commune pour la démocratie et la paix, en marge des activités de cette 3e édition, ce colloque s’est articulé sur quatre axes fondamentaux en l’occurrence : Révoltes d’hier et d’aujourd’hui : permanences, ruptures et mutations ; Cartographier les révoltes en Méditerranée : où, comment et pourquoi ? Trois ans après : l’heure des bilans ? Les révoltes méditerranéennes vues d’ailleurs. Et ce en présence d’un parterre de chercheurs et d’universitaires venus de Brésil, Espagne, Portugal, Maroc et bien d’autres. Dans ce cadre, Abdeslam Seddiki, président du festival, souligne que «l’idéal c’est de vivre dans un monde sans frontières, sans Etats, sans gouvernements, que les peuples vivent conscients dans une harmonie totale dans l’Etat Nation-Monde
Pour surmonter la crise du chômage qui frappe le monde actuellement, 600 millions d’emplois sont nécessaires sur une période de 15 ans. «Chez nous au Maroc, précise-t-il, si on veut stabiliser le taux de chômage, on doit créer un million 200.000 emplois d’ici 2020. A ce chômage, il y a deux raisons fondamentales que le monde n’arrive pas à résoudre. La première réside dans la domination du capital financier international et sa dictature qui amasse des fortunes colossales à travers le monde. La deuxième raison consiste dans le fondamentalisme de la compétitivité et du productivisme où l’homme est devenu une machine, traité comme un esclave moderne et où les valeurs humaines disparaissent. Il faut donner à l’homme la place qu’il mérite. Car si on n’est pas à l’écoute de la volonté du peuple et de ses aspirations, il finira toujours par se révolter», a-t-il dit.
Par ailleurs, le même complexe a été le lieu de projections du long métrage «Le menteur» d’Ali Mouzzaoui (Algérie), un film qui raconte l’histoire de jeunes amoureux issus de la région de Tizi Ouzou. Ce couple rêvant de mener une vie familiale paisible se retrouve face une réalité dominée par les traditions de la société algérienne. Un autre long métrage a meublé les activités de la deuxième journée du festival, avec la projection du film «Le voile brûlé» du réalisateur Viviane Candas (France). Pour ce qui est du documentaire, le public a été au rendez-vous avec la projection de «The Imam» de Ahmed Salah (Egypte), «The Venice syndrome» de Andreas Pichier (Italie, Germany,Austria). Le long métrage «2francos 40 pesetas» de Carlos Eglesias (Espagne) a clôturé les projections nocturnes de deuxième journée du cette édition.
Mohamed Nait Youssef َAlbayane