Le président du GPD-PPS fustige le diktat des partis de l’opposition

rachide roukbane

«Le retrait des groupes de l’opposition des travaux de la commission de l’intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville est inadmissible, relève des pratiques de chantage et entrave le bon fonctionnement des institutions constitutionnelles», a déclaré, lundi 9 mars, Rachid Roukbane, président du groupe du Progrès démocratique (GPD-PPS).

Et de souligner qu’il «s’agissait là d’un incident très grave, qui met l’institution parlementaire dans une situation pas du tout enviable».

Selon Roukbane, également membre du bureau politique du Parti du progrès et du socialisme(PPS), le groupe du progrès démocratique et toutes les formations de la majorité ont été écœurés par de tels actes, et s’interrogent légitimement sur les véritables visées qui se cachent derrière ces manœuvres de l’opposition, surtout dans le contexte actuel. En fait, précise-t-il, «ces actes démontrent l’absence d’une volonté de l’opposition de s’impliquer dans la concrétisation de l’esprit et des dispositions de la Constitution 2011».

Pour Rachid Roukbane, le retrait de l’opposition de la réunion est incompréhensible, surtout lorsqu’on sait que les groupes de la majorité ont accepté toutes les propositions émanant de l’opposition lors d’une réunion tenue récemment. Et ce en présence du président de la Chambre des représentants, notamment en ce qui concerne le report de la date des travaux de la commission, la présentation des lois électorales devant la commission compétente pour y être examinées cas par cas, et non pas en bloc, et entamer directement le débat généra après la présentation de la loi organique… Autrement dit, pour Roukbane, la démarche participative requiert la présence de deux ou plusieurs parties, chacune faisant des concessions à l’autre, et non pas en cherchant à imposer sa vision étroite. Il a ajouté que l’opposition a motivé sa décision de retrait par son rejet du calendrier électoral fixé par le gouvernement, exprimant ainsi son mécontentement de ne pas avoir été consultée sur ce sujet. Notre interlocuteur a indiqué que les présidents des groupes de la majorité ont demandé de lever la séance pour se consulter entre eux et prendre la décision qui s’impose à l’égard du retrait des partis de l’opposition.

Par ailleurs, Rachid Roukbane a fait savoir que la commission, après avoir repris ses travaux, s’est focalisée sur l’interprétation de l’article 65 du règlement intérieur de la Chambre des représentants afin d’examiner la décision de la commission de reporter les travaux à la journée de mercredi 11 mars ou de continuer le travail afin de permettre au ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Charki Drais, de présenter un exposé du gouvernement autour des dispositions de loi organique 111-14 relatif aux régions, et ce conformément à la volonté de l’ensemble des partis de la majorité.

La réunion a été également marquée par la présence de Mohamed Hassad, ministre de l’intérieur. Malheureusement l’entêtement et l’intransigeance des membres des partis de l’opposition ont fini par saper les travaux de la commission.

Après un débat intense avec le président de la commission autour de l’article 65, il a été décidé de lever la séance et la reporter à la journée d’hier, mardi 10 mars, afin d’examiner toutes les mesures et décisions à prendre.

AL BAYANE