Nouzha Skalli se félicite de la lutte menée par le ministère de la justice et des libertés contre la corruption
L’adoption de la loi organique relative au conseil supérieur du pouvoir judiciaire et de celle relative au conseil supérieur de la magistrature est de nature à contribuer au renforcement de l’indépendance et de la modernisation de la justice, qui a fait de la lutte contre la corruption dans le secteur et la moralisation de la profession à travers la mise à la disposition des citoyens d’une ligne téléphonique verte son cheval de bataille, a affirmé la députée Nouzha Skalli, membre du groupe du progrès démocratique à la chambre des représentants.
Dans une intervention présentée au nom de son groupe lors de l’examen en commission du budget du ministère de la justice et des liberté, la députée a notamment mis en relief le rôle capital de la justice dans la protection des droits individuels et collectifs ainsi que dans la mise en œuvre des principes de la Constitution de 2011 concernant notamment la promotion de l’Etat de Droit et des Libertés.
Elle a en outre rappelé le rôle et la place de plus en plus importante des femmes juges, dont la présence dans le système judiciaire marocain est décisive pour lui permettre de tenir compte de toutes les situations. Pour ce faire, il est indispensable de tenir compte de l’approche genre pour recruter davantage de femmes dans le secteur, a-t-elle estimé, appelant à leur promotion pour leur accorder davantage de responsabilités.
Elle a fait savoir aussi que le GPD appelle à la mise en œuvre d’une politique de protection des femmes et des hommes à travers notamment la création de l’Autorité pour la Parité et la Lutte contre toutes formes de Discrimination (APALD), l’adoption du projet de loi de la protection des femmes contre toutes formes de violence, et la lutte contre les discours faisant l’apologie de la violence faite aux femmes dans le cadre du respect des principes juridiques et des valeurs de la liberté. Elle par ailleurs rappelé que le GPS appelle à un débat serein et calme du rapport du Conseil national des droits de l’homme en ce qui concerne notamment l’égalité homme-femme en matière d’héritage.
Elle a évoqué de même la problématique des mariages précoces, dont le nombre ne cesse d’augmenter malgré l’interdiction de cette pratique dans le code de la famille (art 19 et 20), fort préjudiciable aux jeunes filles.
Elle a rappelé aussi la nécessité pour le ministère d’intensifier la lutte contre la pédophilie à travers l’application, sans complaisance aucune, des dispositions de la loi dans ce domaine.
Elle s’est interrogée par ailleurs sur le sort des propositions visant la réglementation de l’avortement comme elle a appelé au nom de son groupe à l’abolition de la peine de mort et à davantage de fermeté contre l’utilisation de l’argent dans les élections comme ce fut le cas lors des dernières échéances.
AL BAYANE
