Roukbane : l’insuffisance du projet du budget du ministère de l’Emploi et des affaires sociales le propulse au bas du classement
L’insuffisance du projet de budget du ministère de l’emploi et des affaires sociales (527 millions de Dirhams en 2016 contre 525 millions en 2015) propulse le secteur au bas du classement, malgré les responsabilités qui lui incombent en matière d’emploi et de traitement des affaires sociales, a affirmé le président du groupe du progrès démocratique (GPD : PPS) à la chambre des représentants.
Intervenant lors de l’examen en commission du budget sectoriel du dit ministère, Roukbane a rappelé que l’élection des délégués des salariés a constitué une étape démocratique réussie et qui s’est soldée par l’élection des représentants des salariés à la Chambre des conseillers.
Il a en outre insisté sur l’impératif pour le gouvernement d’assurer au dialogue social toutes les conditions de réussite et le climat nécessaires pour discuter ensemble avec les partenaires sociaux toutes les questions posées dont l’importance est décisive tels le dossier des retraites ou le projet de loi organique concernant la définition des conditions et formes d’exercice du droit à la grève, projets devant être présentés en 2016 au parlement pour adoption.
Selon Roukbane, la réforme des régimes de retraites requiert avant tout une ferme volonté politique collective de la part de tous les acteurs politiques et une augmentation du budget du ministère pour lui permettre de se doter des moyens humains et matériels d’inspection et de contrôle indispensables pour lutter efficacement contre le refus de déclaration du nombre exact des salariés chez nombre d’entreprises.
Il a en outre mis en relief les progrès réalisés en matière de lutte contre le travail des enfants dont l’âge varie entre 7 et 15 ans et dont le nombre a diminué de 500.000 en 1999 à 92.000 en 2012 et à 74.000 en 2014, confirmant ainsi les efforts déployés dans ce domaine et la volonté du Maroc de respecter ses engagements en vertu de la Convention internationale des droits de l’enfant ratifiée par le Royaume en 1993 et de toutes les conventions internationales ayant trait à la lutte contre l’emploi des enfants.
Tout en s’interrogeant sur l’exactitude du nombre déclaré des enfants employés, il a demandé aux services concernés et en particulier au ministère de l’emploi et des affaires sociales de jouer pleinement leur rôle pour protéger cette frange de la population contre l’exploitation. Pour y parvenir, il est nécessaire de combler le déficit dont souffre le ministère au niveau des ressources humaines et en particulier des inspecteurs.
Il a rappelé dans ce cadre que malgré l’existence d’un texte interdisant l’emploi des enfants entre 15 et 18 ans dans les métiers les plus dangereux, le nombre des travailleurs domestiques ne cesse d’augmenter en contradiction avec les dispositions de ce texte.
Il s’est interrogé de même sur le nombre exact des poursuites judiciaires des crimes d’emploi des enfants, dont l’âge varie entre 7 et 15 ans et 15 et 18 ans, appelant dans ce cadre le ministère de l’emploi et des affaires sociales à coordonner son action avec les ministères de l’intérieur et de la justice et des libertés pour parvenir à de meilleurs résultats en matière de lutte contre le phénomène.
Roukbane souligne les progrès réalisés par le ministère de l’enseignement supérieur
Le président du groupe du progrès démocratique (GPD : PPS) à la chambre des représentants, Rachid Roukbane a souligné lors de l’examen en commission du budget sectoriel du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, les progrès réalisés par le ministère en matière notamment de développement des structures d’accueil des étudiants dont le nombre a augmenté de 474.000 à 730.000 actuellement.
Dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance du secteur, le ministère, a-t-il dit, a pris l’engagement de mettre en œuvre les dispositions du programme gouvernemental traitant de la question et visant notamment le renforcement de l’encadrement, l’indépendance des universités, la rationalisation de l’élément humain et des systèmes informatiques mis en place par le ministère.
Roukbane a par ailleurs appelé le ministère à accorder un intérêt accru à la recherche scientifique pour lui permettre de jouer pleinement son rôle dans la satisfaction des besoins du marché du travail. Il est vrai que des progrès importants ont été réalisés dans ce cadre, mais il est vrai aussi qu’il reste beaucoup à faire dans ce domaine.
Il a par ailleurs loué les efforts consentis en matière de généralisation et d’augmentation des bourses au profit des étudiants ainsi que dans le domaine du renforcement de l’arsenal juridique encadrant le secteur.
AL BAYANE
