Activités du PPS à Agadir :Fortifier l’outil partisan pour relever les défis de l’avenir
La journée de samedi 21 janvier était pleine pour les militantes et militants du PPS dans la capitale du Souss. Tout d’abord, dans le cadre des trois forums régionaux de débat, initiés par le bureau politique du parti à Rabat, Casa et Agadir, en préparation de la session du comité central qui aura lieu les 4 et 5 février, une importante rencontre interne s’est déroulée, la matinée, à la salle de l’hôtel de ville d’Agadir, sous le thème central « le parti et la société », réparti sur quatre axes, à savoir le parti et l’université, le parti et les femmes, le parti et les jeunes et le parti et la société civile.

Le parti et la société : un échange riche et novateur
Cette activité qui a drainé des délégations de responsables de sections, de membres du comité central et de conseillers locaux et régionaux, venant des six provinces de la région Souss Massa a vu également la présence de pas moins membres du bureau politique, en l’occurrence Mustapha Ghezoui, Ahmed Salem Latafi, Mustapha Addichane, Abdeltif Ouammou, Fatema Echaabi et Saoudi El Amalki, ainsi que nombre de cadres du parti de plusieurs régions du pays. De prime abord, Mustapha Addichane a prononcé le mot du BP au cours duquel il a mis en exergue la nature et l’objectif de cet événement, tout en insistant sur l’importance de ces rencontres qui visent, précise-t-il, à innover les mécanismes et les outils de travail au sein des constituantes de la société marocaine.

Relatant l’historique des différentes étapes de la militance du PPS, à travers un long parcours laborieux, caractérisé par les anciennes méthodes dictées par les conjonctures du passé, en passant par l’approche de masse prônée par le parti, il y a quelques années. Après quoi, la modératrice de cet atelier de discussion organisationnelle, Fatema Echaabi, a passé la parole au Dr Omar Halli, président de l’université Ibn Zohr d’Agadir qui mettait l’accent sur les profondes mutations qu’a connu le mouvement estudiantin au sein des établissements universitaires. Dans le même ordre d’idées, l’intervenant se focalisait sur le recul qui a émaillé cet entrain des étudiants, depuis déjà des décennies, dans l’enceinte de l’université qui enfantait des cadres et des compétences aussi bien académiques que politiques, à travers l’Union Nationale des étudiants du Maroc (ENEM). Aujourd’hui, il va falloir donc, réinventer des méthodes novelles appropriées aux innovations actuelles dans tous les domaines, en vue d’être au diapason de la vie contemporaine. Par la suite, Dr Kanza El Qassimi, sociologue, enseignant-chercheur à la faculté des lettres et sciences humaines d’Agadir, enchainait sur le volet relatif à l’évolution de la femme dans la société, tout en expliquant que la problématique de la parité et de l’égalité est du ressort de toutes les constituantes de la nation, particulièrement la place de la cause féminine dans l’échiquier politique, du fait que la femme a bien donné la preuve de se constituer en élément vital dans l’expansion du pays. Dans sa communication ayant trait aux jeunes, Rachid Boukhenfer, membre du bureau national de la jeunesse socialiste, a surtout passé en revue de la situation des jeunes du parti qu’il trouve pas assez armés et outillés pour affronter les évolutions accélérées de la société. Ce qui nécessite, à son sens, une révolution au niveau des concepts, des manières de réflexion et d’agir. Pour se faire, il convient, explique-t-il, d’aller voir les jeunes là où ils sont, c’est-à-dire dans les maisons des jeunes, des centres de rencontre, et non pas se cantonner entre les murs des locaux du parti. Khalid Alioud, chercheur et acteur associatif, abordait, ensuite, cette thématique concernant les points de complémentarité entre le politique et l’associatif, dans une approche d’acception et communion. Dans cette manœuvre, il parait difficile de concilier les deux camps, à cause d’une vision comportementale pas tout à fait catholique. Il importe, alors, de tendre des passerelles de coopération entre les deux antagonistes pour que leur apport soit axé sur la même visée. Ces interventions toutes pertinentes et complémentaires les unes que les autres ont constitué, par la suite, une belle plate-forme pour un échange riche et fort fructueux
Une soirée du nouvel an amazigh flamboyante et fastueuse

Dans la soirée, rassemblés dans une imposante salle des fêtes, les militants et militantes du parti et leurs nombreux invités ont eu droit à une sympathique soirée, à l’occasion du nouvel an amazigh. Organisée en collaboration par l’association Forum des Générations, cette festivité a connu la participation de nombre de troupes musicales et de chanteurs et de poétesses amazighes, notamment la troupe de Bouazza Larbi de Khénifra, de Ali Faik, de Mohamed Zerboubi, de l’humoriste amazigh Mohamed Zerboubi, de la poétesse Khadija Arouhal…Cette fête qui a réuni environs quatre cents personnes a connu aussi le vibrant hommage rendu à l’un des figures artistiques très connue, Ali Chouhad à qui maitre Abdeltif Ouammou, membre du bureau politique du PPS, a prononcé une émouvante allocution.

Tout au long de cette festivité qui a connu un engouement et une liesse parmi les participants, le rituel de cette célébration annuelle a été respecté, au niveau de la fameuse Tagulla, de l’ambiance et des ingrédients l’accompagnant. Au préambule de cette commémoration, Hassan Oumribte, membre de l’association et premier secrétaire provincial de la section d’Agadir Ida Outanane, n’a pas manqué de mettre en exergue la symbolique de cette fête et souhaiter la bienvenue à cette imposante assistance qui ont pris d’assaut cette superbe salle, tout en promettant que la célébration du prochain jour de l’an sera marquée par la présence des délégations des états maghrébins. Ce n’est alors qu’un débit, conclut-il.