Communiqué du bureau politique du PPS du mardi 24 mai 2022

Commémoration du 40ème anniversaire de la disparition du regretté Aziz Belal

A l’entame de sa réunion du mardi 24 mai 2022, le bureau politique du Parti du Progrès et du Socialisme s’est remémoré, avec une grande considération, le quarantième anniversaire de la disparition du défunt de la patrie et du parti, le regretté camarade Aziz Belal paix à son âme. Il a rendu hommage avec déférence au sens étique et aux nobles qualités qui le caractérisaient en tant qu’un brillant économiste, que pionnier de la lutte politique et dirigeant du front national, démocratique et progressiste. Il a également rendu hommage à ses grands apports militants et à ses considérables contributions intellectuelles, qui ont laissé sur la scène nationale et internationale des empreintes indélébiles toujours d’actualité.

Quelques caractéristiques de la situation économique mondiale

Le bureau politique a ensuite consacré principalement sa réunion à l’analyse d’un exposé thématique sur la situation économique, dans la perspective du colloque que le parti organisera à ce sujet au cours du mois de juin prochain.

Le bureau politique a souligné à ce propos que la question économique est d’abord une affaire politique et idéologique par excellence. Elle constitue également une spécialité scientifique qu’il convient de soumettre à un large débat démocratique pour explorer et dégager des stratégies économiques et des plans de développement innovateurs et nouveaux.

Dans ce cadre, le bureau politique s’est arrêté sur les changements les plus saillants qui caractérisent la situation mondiale comme l’incertitude, l’émergence de forces économiques et de modes de production nouveaux outre l’apparition ou la poursuite de conflits armés et de guerres, qui donnent lieu à des changements dans l’équilibre des forces mondiales et dans les positionnements géostratégiques et qui impactent négativement la situation économique et sociale internationale.

Dans le même temps, le bureau politique a relevé que la pandémie du coronavirus a dévoilé, au niveau international, la précarité du modèle économique capitaliste fondé sur la logique du marché, du profit, de l’exploitation de l’homme et des atteintes à l’environnement et aux richesses naturelles. La pandémie a également mis en exergue, en contrepartie, la reconnaissance grandissante des rôles stratégiques de l’Etat et de la place du service public ainsi que du concept de souveraineté liée à la sécurité énergétique, alimentaire, hydrique et sanitaire. Le bureau politique a, par ailleurs, enregistré l’approfondissement des contradictions de classes et des disparités sociales outre l’exacerbation de la pauvreté, y compris dans les pays riches, face à la domination du capital financier qui consolide son emprise sur la majorité des secteurs. Cette tendance fait face à une nouvelle génération de mouvements qui luttent pour dépasser le capitalisme et les rapports de production dominants.

L’économie nationale a besoin de renforcer les éléments de résilience aux changements internationaux

Au niveau de notre pays, le bureau politique a passé en revue les acquis économiques et en matière de développement réalisés au terme d’un parcours difficile et long. Il s’est arrêté sur la nécessité pour notre pays de mettre en œuvre des alternatives claires et des ruptures tranchées, à court et à long termes, afin de renforcer le tissu économique, de consolider la capacité de résilience et de réduire la dépendance et l’aliénation aux changements internationaux. Il a également examiné les différents indicateurs de la situation économique nationale, dans laquelle prévaut une tendance négative. Cela se répercute sur la situation sociale à travers la pauvreté, la flambée des prix, la détérioration du pouvoir d’achat et la fragilité de la justice sociale et de l’équité spatiale.

A ce propos, le bureau politique a souligné la nécessité de revoir le modèle des activités économiques poursuivies, de consacrer l’Etat de droit dans le domaine économique et d’entamer une réforme fiscale sérieuse et profonde. Il a de nouveau insisté sur le fait que la situation économique internationale n’explique pas à elle seule l’extension de la pauvreté et des disparités, la flambée des prix et la dégradation de la situation sociale, puisque le gouvernement n’a pas utilisé tous les moyens en sa possession qui lui permettent en particulier d’intervenir, de réguler, de réglementer, de contrôler, de réorienter et de redéfinir les priorités. Cette situation permet aujourd’hui à une petite minorité d’accumuler des profits exorbitants de manière inadmissible, en particulier en cette période de crise dont pâtit la majorité des citoyennes et des citoyens.

Dans ce cadre, le bureau politique souligne, qu’en dépit du fait que le gouvernement a adopté le modèle de développement comme référence de base de son programme et « l’Etat social » comme slogan, son rendement est marqué par une gestion à court terme, en l’absence de toute vision ou de toute initiative de réformes profondes, réelles à même de rompre, effectivement, avec les dysfonctionnements et les défaillances économiques et d’orienter le pays vers une économie nationale forte qui place l’homme au cœur de l’œuvre de développement à travers une approche sociale et spatiale véritable.

La vie interne du parti

Au niveau de la vie interne du parti, le bureau politique a poursuivi l’examen des dispositions et des préparatifs politiques et organisationnels en rapport avec la prochaine session du comité central, prévue le 18 juin prochain et qui sera consacrée essentiellement à la préparation du onzième congrès national du parti.