Le gouvernement doit prendre les mesures et amorcer les réformes nécessaires pour faire face à la détérioration du pouvoir d’achat des Marocains
S’agissant de l’évolution de la situation générale dans notre pays, le bureau politique a enregistré positivement l’amélioration des indicateurs de certains secteurs et domaines dont le tourisme, l’exportation des voitures, les transferts des MRE et le secteur des phosphates. Il a également enregistré positivement quelques mesures sociales du gouvernement, notamment celles en rapport avec les résultats louables et prometteurs du dialogue social dans le secteur de l’enseignement. A ce propos, il a émis l’espoir que le traitement de la globalité des dossiers des ressources humaines, dans le cadre du statut objet de l’accord, soit le prélude à la réforme du système de l’éducation et de la formation pour permettre la concrétisation de l’école de la qualité, de l’excellence et de l’égalité des chances. Le bureau politique a également exprimé son aspiration à ce que le dialogue social concerne toutes les catégories des fonctionnaires, des salariés et des retraités de sorte à contribuer à l’amélioration de leurs revenus et de leurs conditions de vie.
Dans ce cadre, le Parti du Progrès et du Socialisme attire l’attention du gouvernement sur la nécessité de prendre des mesures palpables et concrètes dans le but de faire face à l’inquiétante flambée des prix notamment ceux des produits de consommation de base, et ce dans le but de protéger le pouvoir d’achat des Marocains, au lieu de se contenter de quelques mesures isolées dont l’impact reste limité et de recourir à une approche justificative qui s’appuie sur les fluctuations internationales.
A ce sujet, le bureau politique a souligné la nécessité pour le gouvernement d’entamer effectivement la mise en œuvre des grandes réformes attendues et qui sont à même de donner un souffle nouveau à l’économie nationale. Il s’agit notamment de la réforme fiscale, de l’amélioration de la gouvernance, de la réforme du secteur des institutions et des entreprises publiques, de l’adoption d’une véritable politique d’industrialisation nationale et d’une agriculture à même d’assurer l’autosuffisance alimentaire. Il s’agit également de l’investissement dans les secteurs émergents, de la garantie de la sécurité énergétique, hydrique et pharmaceutique, d’un véritable soutien à l’entreprise marocaine et au secteur privé dans tous les secteurs productifs pour qu’ils puissent dépasser les difficultés qu’ils affrontent. C’est le moyen le plus efficace pour assurer des ressources et des recettes importantes qui seront en mesure de couvrir les dépenses de la protection sociale, de réussir la réforme des systèmes de santé et d’enseignement, de combattre la pauvreté et la précarité, de réduire les disparités sociales et spatiales, à côté d’autres chantiers sociaux dont l’objectif est de réaliser une plus grande justice sociale.