Le déclin du journal «Le Monde» : Une crédibilité bradée à vil prix
L’entreprise récemment conduite par le journal français Le Monde à l’encontre du Maroc et de son institution monarchique ne saurait ouvrir sur un dialogue professionnel ou politique digne de ce nom. Elle excède le cadre d’une divergence d’appréciation ou d’angle éditorial, garantie universellement par la liberté de la presse et d’expression. Invoquer ici le lexique ou la déontologie journalistique serait donc parfaitement vain.
« Le Monde » a, cette fois encore, opté pour l’agrégation de rumeurs et de ragots dont certains déjà colportés en France ou en Espagne, procédant à leur recyclage en fables pour mieux réitérer le refrain éculé de ce regard nombriliste que certains médias français portent sur le Maroc et ses affaires. Le journal y a ajouté les épices commandées par le contexte travesti et les objectifs recherchés d’une prétendue « fin de règne » à laquelle aspirent leurs commanditaires et qui n’existe que dans leur imagination. Dès lors qu’il s’agit du Maroc et qu’un commanditaire aux visées précises se manifeste, « Le Monde » consent à transformer ses colonnes en un marché de dupes, déversant sur ses lecteurs une série d’articles bâtis sur l’affabulation, le sensationnalisme et un parti pris d’une grossièreté manifeste à l’encontre du Royaume et de ses institutions.
Les observateurs avertis savent que « Le Monde » n’est plus ce qu’il fut à l’époque des grands noms et des pionniers. Ils n’ignorent ni les scandales et les fuites qui l’ont éclaboussé, ni son infiltration profonde, depuis des années, ni son instrumentalisation au service de règlements de comptes ou de lobbies politiques et économiques. Mais ce qui suscite l’aversion aujourd’hui, c’est la méthode : une basse manœuvre contre le Maroc, exécutée avec une indélicatesse et un irrespect confondants ; l’éthique et les valeurs foulées aux pieds par les auteurs de ces élucubrations ; une narration de pure fiction. Scénario, intrigue et conclusion imaginés de toutes pièces, qui trahissent l’égocentrisme, le suprémacisme et la suffisance maladive des journaleux à l’origine de cette basse manœuvre.
Ce faisant, « Le Monde » a poursuivi sa chute vers les abîmes, entachant son image historique et portant préjudice à la profession tout entière.
Les Marocains, pour leur part, n’ont pas tremblé. Ils connaissent leur pays et ses institutions, ont foi en leur unité et en leur stabilité. Ils ont également conscience que certains cercles médiatiques français, tout comme espagnols, et les lobbies qui leur sont affiliés, au sein de leurs pays respectifs ou même parmi les généraux du pays voisin, s’emportent et s’irritent systématiquement dès que le Royaume enregistre une avancée, que ce soit sur le dossier de sa première cause nationale, dans son processus de développement ou sur la scène diplomatique. D’où ces manœuvres provocatrices et stériles.
« Le Monde » lui-même s’est d’ailleurs livré à de multiples reprises, au cours des années et des décennies passées, à ce type de « missions » rémunérées contre le Maroc.
Aussi les Marocains ont-ils accueilli par la dérision ce nouvel effondrement déontologique du journal. S’il a certes administré une cinglante leçon à ceux qui persistaient à y voir un absolu de vérité, le lecteur marocain, quant à lui, l’a exprimé en laissant les exemplaires du journal, autorisé sereinement à la vente au Maroc, s’empiler dans les kiosques. Une réplique aussi éloquente qu’intelligente à ses fadaises.
À l’instar d’autres nations, le Maroc est animé de dynamiques multiples et doit relever des défis en de nombreux domaines. La tâche complexe qui consiste à mener à bien les réformes, à consolider le progrès et à approfondir la marche démocratique incombe à ses forces vives et à l’ensemble de son peuple, sans qu’aucune tutelle extérieure ne s’y immisce. Le Maroc n’est ni une république bananière ni un protectorat. Il œuvre au renforcement de sa présence stratégique régionale et internationale, en phase avec les rapports de force du monde contemporain et les impératifs de ses intérêts nationaux.
Si le Maroc a su ouvrir une page nouvelle dans ses relations bilatérales avec la France, l’Espagne, d’autres pays européens, les États-Unis, la Russie, la Chine et des dizaines de nations africaines, c’est qu’il est fondamentalement un pays ancestral, doté d’une histoire et d’institutions solides, au premier rang desquelles l’institution monarchique. C’est un État authentique et pérenne, dont la continuité séculaire n’est le fait ni du hasard ni d’une construction fragile.
« Le Monde » a choisi de renier sa raison et sa mémoire, bravant sa crédibilité bradée aux plus offrant. Face à cette déroute éditoriale, le Maroc a choisi la sérénité et doit poursuivre résolument son chemin pour réformer, construire et aller de l’avant, fort de son unité, de ses institutions et des forces vives de son peuple.
Al Bayane