Le droit à la santé publique : une revendication essentielle pour la jeunesse de la génération Z et la société marocaine

Le droit à la santé publique constitue une revendication fondamentale pour la jeunesse de la génération Z, en tant que droit constitutionnel et social non négociable. La jeunesse marocaine, en tant que force et avenir de la société, fait face aujourd’hui à d’importants défis qui les concernent eux et leurs familles, leur parents, leurs enfants, pour accéder à des services de santé publique de qualité, que ce soit en termes d’accessibilité aux structures sanitaires, ou de disponibilité des ressources humaines: administratives, médicales et paramédicales, ainsi que l’accès aux services paramédicaux nécessaires pour une prise en charge complète tels que les examens de radiologie ou de biologie, la kinésithérapie, la psychothérapie et d’autres.

 

L’article 31 de la Constitution marocaine de 2011 stipule que :

« L’État, les établissements publics et les collectivités territoriales s’emploient à mobiliser tous les moyens disponibles pour faciliter l’accès égal de tous les citoyens et citoyennes aux services de soins de santé. »

 

De même, l’article 154 de la Constitution souligne que la gestion des services publics, y compris la santé, doit être fondée sur les principes de qualité, de transparence et de responsabilité, afin de garantir aux citoyens la jouissance effective de leurs droits.

 

Sur cette base, la jeunesse de la génération Z revendique aujourd’hui :

 

Le renforcement de l’accès aux services de santé publique dans toutes les régions et les provinces.

 

Le développement des infrastructures et des équipements médicaux pour garantir la qualité des soins avec une véritable couverture maladie par l’Assurance Maladie Obligatoire, ce qui va leur assurer l’accès aux soins sans les ruiner.

 

Le lancement de programmes de sensibilisation sanitaire et de campagnes de prévention, adaptés aux défis contemporains des jeunes vu qu’il est devenu évident que la prévention est moins coûteuse que le traitement.

 

Une gouvernance efficiente du secteur public de la santé avec la garantie de la transparence et de la reddition de comptes dans la gestion du secteur.

 

 

Dans ce contexte, l’intervention immédiate du gouvernement devient une nécessité urgente pour garantir que ce droit soit effectivement réalisé, et non pas seulement inscrit sur le papier. Les mesures urgentes doivent inclure : le renforcement des centres de santé en répondant aux besoins de chaque établissement de santé, l’augmentation des ressources humaines et financières, le lancement de campagnes de prévention, et l’ouverture de canaux de dialogue directs avec la jeunesse pour répondre à leurs besoins légitimes.

 

En parallèle, il convient de veiller à un meilleur accompagnement des usagers du système de santé, notamment par le renforcement du personnel d’assistance sociale et d’accompagnement hospitalier, afin de simplifier les démarches et de faciliter l’accès effectif aux soins. Une révision sérieuse des prix des médicaments, avec un plafonnement clair et l’application rigoureuse du Tarif National de Référence (TNR), demeure également une priorité pour garantir l’adéquation avec les régimes de couverture sociale. Enfin, l’alignement sur les recommandations internationales en matière de conduites à tenir permettrait d’améliorer la qualité des soins et de renforcer la crédibilité du système de santé national.

 

Le droit à la santé publique, en tant que droit fondamental pour la jeunesse de la génération Z, représente un investissement stratégique dans l’avenir du Maroc et sa stabilité sociale. Répondre aux revendications des jeunes refléterait l’engagement de l’État en faveur de l’égalité d’accès aux services de santé publique et ferait du système de santé publique un pilier solide pour un développement durable.

 

La Commission Santé du Parti du Progrès et du Socialisme