Ismail Alaoui, président du Conseil de la présidence : «La défense des classes laborieuses est la raison de notre existence»
La commémoration du 70e anniversaire du Parti du progrès et du socialisme (PPS) constitue un moment fort dans l’histoire du parti. Il s’agit aussi d’une étape qui exige de nous une réflexion profonde sur l’histoire du PPS, l’héritier légitime du Parti communiste marocain et du Parti de la libération et du socialisme. L’histoire nous apprend que le Parti communiste marocain ne cessa de réclamer, sous le protectorat, l’indépendance du pays.
Puis, avec l’envoi en exil de feu SM Mohammed V et sa famille, le parti s’est investi considérablement dans la lutte armée et ce, à travers ses braves militants, dont on peut citer Abdelkrim Benabdellah, Abdellah Essati, El Bekkali, Abdellah El Ayyachi, Abdessalam Bourquia, entre autres, sachant qu’à l’époque, feu Ali Yata, qui était secrétaire général du parti, a été contraint à l’exil en France, sur ordre du Résident général en juin 1952 et jusqu’en 1957.
Alors que nous célébrons aujourd’hui le soixante-dixième anniversaire, le devoir de mémoire nous oblige à avoir présente à l’esprit l’épopée de nos camarades militants. Certains ont déjà tiré leur révérence, d’autres ont continué le combat sous les bannières du parti tout en militant avec acharnement pour le parachèvement de notre intégrité territoriale et la libération des classes laborieuses de la servitude et du joug des modes de production capitaliste, et ce avec comme unique finalité l’instauration d’une société plus juste et plus équitable. En fait, le parti n’est pas venu du néant. Il a vu le jour dans un contexte régional et international tout à fait particulier. Je peux même affirmer que la raison d’existence du PPS est celle de défendre les intérêts de la classe laborieuse. Cela est et sera toujours valable. C’est ce qui constitue l’un des principaux piliers des principes et préceptes du PPS.
Après 70 ans de lutte et de militantisme, nous devons nous inspirer de l’histoire du parti, qui est pleine de morale, qui nous fournit de précieuses leçons pour continuer le combat de la défense des classes laborieuses. C’est grâce à l’ensemble de nos militants que notre peuple a pu poursuivre son chemin de liberté et de progrès.
Mais, il faut également souligner que notre combat est loin d’être terminée, car la société marocaine aspire à plus de progrès, de démocratie et de justice sociale.
K.D (ALBAYANE)