Le cadre général doit être activé et soutenu dans la pratique

Abdellatif-OuammouJournée internationale des droits de l’homme

Pour Abdellatif Ouammou, Conseiller à la 2e chambre, membre du bureau politique du PPS et avocat de profession, l’état des lieux de l’évolution des droits de l’homme au Maroc affiche des améliorations. Le Maroc, précise-t-il, va de l’avant en respectant ses engagements sur le plan internes vis-à-vis de la société de manière irrévocable pour intégrer le système des droits de l’homme dans son approche de développement sur le plan politique, économique et social.

Au niveau externe, le même engagement est pris à l’égard des instances internationales en ouvrant ses portes à tous les commissaires des droits de l’homme pour faire valoir les différentes procédures de mise en place des protocoles signés par le Maroc. Des engagements pris par le Maroc pour répondre aux recommandations des commissions des droits de l’homme auprès des Nations Unies et du rapport d’évaluation de Genève (le Maroc va tenir sa 3e réunion en mai prochain).Tout cela montre estime, Ouammou, qu’il a y a un dynamisme pour porter une réponse claire que notre pays veut aller de l’avant en la matière

Néanmoins, il constate que malheureusement dans la pratique il reste beaucoup à faire. Le constat fait état de nombreux excès de certains responsables publics et des forces de l’ordre. Dans le secteur de la presse aussi on note des exactions, à l’image de ce qui s’est passé pour le journaliste Anouzla. Heureusement que cette erreur ou mal façon a été rapidement corrigée, même si la procédure n’a pas été close. On note aussi des excès par rapport à l’organisation des sit-in et autres rencontre qui sont interdites de fait au moment même où la nouvelle Constitution reconnait ce droit

Notre interlocuteur estime qu’il faut améliorer notre action d’agir en matière des droits de l’homme dans la pratique pour exercer un droit qui est le sien dans la responsabilité totale. Ce degré n’est encore atteint regrette Ouammou, même si la Constitution de 2011 donne à la société civile le droit de proposer des projets de lois.

Pour conclure il précise que le cadre général est acquis et qu’il doit être activé et soutenu par différents programmes scolaires et formations (rôle des partis politiques et des associations de la société civile). On ne laisse pas l’Etat agir seul (en tant qu’instrument de contrôle de l’ordre public). Tout le monde est appelé à agir. Aujourd’hui, le cadre institutionnel reconnait au marocain la théorie des droits de l’homme qui fait partie intégrante de la Constitution.

ALBAYANE