LE RENFORCEMENT DE LA PARTICIPATION DES JEUNES EN POLITIQUE Débat sur l’ »Emploi des jeunes » Samedi 25 Janvier 2014 à Casablanca
Dans le cadre du projet « Renforcement de la participation des jeunes en politique » l’association « Alliance Genève pour les droits de l’Homme-Maroc » en partenariat avec l’Ambassade de Grande Bretagne a organisé un débat avec Mr Abdesslam SEDDIKI Ministre de l’Emploi et des Affaires sociales et membre du Bureau Politique du PPS. Ce débat qui porte sur le thème « Emploi des jeunes » s’est tenu le Samedi 25 Janvier 2014 à Casablanca.
Le projet
Le projet « Renforcement de la participation des jeunes en politique » vise à améliorer la participation des jeunes en politique en créant les conditions qui leur permettent de produire des propositions et de débattre avec la classe politique. Ce projet s’appuie sur le débat comme moyen de renforcement de la participation politique. En effet la participation politique des jeunes ne doit pas se limiter au droit de vote mais doit évoluer vers le pouvoir de participer à l’échange publique afin de donner aux jeunes l’opportunité de confronter leur vision du bien commun, de communiquer avec la classe politique et de réfléchir sur la manière de promouvoir ce bien commun. Grâce à cet échange publique d’opinons et d’arguments les jeunes vont repenser leurs problèmes et y porter un jugement réfléchi et informé. Ce projet offre ainsi aux jeunes un espace public qui leur permet de débattre publiquement sur les grandes questions de la société et de fonder leurs choix sur l’intérêt général. Il répond à un besoin urgent d’améliorer l’engagement des jeunes dans les processus de participation en renforçant leurs capacités, en créant une communauté de débat qui va stimuler leur créativité et leur imagination et faire entendre et porter leur voix sur la scène politique.
Le débat du samedi 25 Janvier 2014
Au début du débat Mr Abdesslam SEDDIKI a évoqué son parcours politique et les difficultés auxquelles il a dû faire face en étant un jeune militant du parti depuis les années 70. Il a rappelé aux jeunes de l’auditoire que faire de la politique c’est être animé par un désir de changement de la société dans laquelle nous vivons, et ce désir de changement est plus fort que les souffrances que peut endurer un militant dans sa vie ;
Les jeunes ont pris la parole pour critiquer les différentes politiques publiques engagées par les différents gouvernements et qui ont échoué dans leur but de réduire les chiffres du chômage. Ces politiques n’ont pas donné leur fruit, qu’il s’agisse de MOUKAXALATI ou des contrats ANAPEC. Les jeunes ont également évoqué les difficultés auxquelles ils font face quand ils veulent créer des coopératives dans leur commune.
Mr SEDDIKI a répondu en rappelant que la condition essentielle d’absorber le chômage est de réaliser des chiffres de taux de croissance élevé. Ainsi chaque point de taux de croissance crée 30000 emplois, il nous faut donc des chiffres de taux de croissance de 6% annuellement. Ceci en sachant que chaque année 180000 jeunes arrivent dans le marché du travail, et un grand nombre s’additionne au million de chômeur existant. Par ailleurs, Mr SEDDIKI a précisé qu’il est important que l’Etat investisse dans les secteurs qui créent beaucoup d’emplois comme les services et l’artisanat. Il a également reconnu l’échec de MOUQAWALATI qui n’a pas atteint les objectifs escomptés puisque sur les 10000 projets seuls 3000 ont été menés à terme. C’est la raison pour laquelle Mr SEDDIKI a évoqué les réformes que son département compte mener cette année. Il en est de même pour les contrats ANAPEC qui ont été mal utilisés ce qui a profité à une minorité.
Les jeunes ont repris la parole pour évoquer le secteur informel qui emploie un grand nombre de jeunes qui n’ont pas été capables d’accéder au secteur du travail formel, le chômage dans le milieu rural qui reste toujours marginalisé, et enfin la question de l’expérience dans les CV, puisque les jeunes courent à la recherche de stages plutôt que la recherche d’emploi.
Mr SEDDIKI a alors répondu de manière explicite en condamnant tout travail qui touche à la dignité des jeunes personnes. Mais il a donné des exemples réussis de transformation du secteur informel vers le secteur formel, c’est le cas d’un grand nombre de vendeurs ambulants. Mais il a critiqué les difficultés de l’auto emploi chez les marocains qui n’ont pas la culture de l’entreprise et du risque. Il a également évoqué les coopératives qui peuvent jouer un grand rôle dans la création d’emplois en particulier dans le milieu rural. Le secteur des ONG avec ses 65000 associations peut créer 130000 emplois si chaque association emploie 2 salariés. Mr SEDDIKI en rappelant les valeurs qui guident son parti le PPS a rappelé l’intérêt de la banque publique d’investissement et de son rôle dans la création d’emplois.
Mr SEDDIKI a terminé son intervention par une note optimiste en informant sur la politique volontariste que mène ce gouvernement et sur les ouvertures qui ont été crées grâce à la signature d’un ensemble de conventions avec QATAR, les autres pays du Golf et l’Allemagne.




