Le Maroc a réalisé des avancées extraordinaires en matière des droits humains
Moulay Ismail Alaoui, président du Conseil de la présidence du PPS
L’ancien secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) et actuel président de son conseil de la présidence, Moulay Ismaïl Alaoui, s’est félicité des avancées «extraordinaires» réalisées par le Royaume dans le domaine des droits de l’Homme, en appelant, toutefois, à une vigilance de tous les instants en vue de continuer sur cette voie.
«Il est vrai qu’il a eu un progrès extraordinaire (…) Je crois que nous sommes sur la bonne voie grâce à ce que nous avons cumulé en termes d’expériences et de lutte pour la démocratie et les libertés», a-t-il indiqué dans un entretien accordé à la MAP.
La création de l’Instance Equité et Réconciliation (IER) et du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), la promulgation du Code de la Famille, l’adoption d’une nouvelle constitution et la réforme de la justice militaire sont autant de réalisations qui illustrent la politique du Royaume fondée sur une approche humaine conforme à ses choix politiques nationaux et à ses engagements internationaux, a-t-il ajouté.
Pour M. Alaoui, qui est également président de la commission chargée du dialogue avec la société civile, le Maroc peut s’enorgueillir d’un important cumul en matière des droits de l’Homme, qui s’en est allé crescendo depuis la promulgation du code des libertés publiques en novembre 1958.
Tout en saluant ce Code qui a ouvert la voie à un processus de consolidation des droits de l’Homme, il a jugé impératif de redoubler d’efforts pour réaliser davantage d’acquis et éviter d’éventuels dysfonctionnements.
«Il faut rester prudent et vigilant pour préserver les acquis réalisés en matière de respect des libertés», a affirmé M.Alaoui, en déplorant à cet égard l’adoption par des pays dits «avancés» de textes «liberticides», qui constituent en soi de «véritables atteintes aux libertés fondamentales».
A ce titre, l’ancien ministre de l’Education nationale et de l’agriculture a estimé que pour poursuivre la voie tracée en matière des droits de l’Homme, le Royaume doit surtout relever le défi de la promotion des «libertés-créance» liées aux aspects sociaux et économiques de la démocratie.
Il convient également, selon M.Alaoui, de se consacrer au «développement économique», à «une répartition plus équitable des richesses» et surtout à la «promotion du citoyen marocain à travers l’acquisition des connaissances qui font actuellement le monde moderne».
Pour cet homme à la longue carrière politique, la consécration des prérogatives de la nouvelle constitution est également un important chantier qu’il convient de finaliser à la fin de cette législature (2017).
«L’application des lois requiert la vigilance des citoyens et une action de plaidoyer (…) Tout cela nécessite un travail de longue haleine pour être à la hauteur des perspectives qu’offre la nouvelle Constitution», a-t-il fait savoir, en estimant que la société civile est appelée à jouer un rôle important en vue de réaliser cet objectif.
S’agissant de la situation des droits de l’Homme dans les Provinces du Sud du Royaume, M. Alaoui a regardé d’un œil très critique la politique de «la mouche du coche» pratiquée par certaines parties, qui tentent de minimiser voire d’entraver le processus démocratique engagé par le Royaume.
«Nous sommes dans une région pleine de défis (…) les ennemis de l’unité et l’intégrité territoriale tentent de battre en rappel toutes les bonnes volontés», a-t-il averti, en soulignant la nécessité de «porter le fer» chez ces parties, qui «se présentent comme de preux chevaliers pour les causes démocratiques, alors qu’ils ne sont pas tous recommandables».