Le MHPV déterminé à éradiquer le phénomène

Lutte contre l’habitat insalubre, grande priorité pour l’année 2014

Le ministre de l’Habitat et de la politique de la ville est à cheval pour mettre un terme à l’habitat insalubre depuis qu’il a pris les commandes de ce département. Après avoir mis en place une véritable politique de la ville, il descend sur le terrain pour la concrétiser.

Ainsi, le jeudi il s’est envolé, juste après le conseil du gouvernement, vers Casablanca où il a présidé la signature des conventions pour circonscrire le phénomène de l’habitat insalubre sous toutes ses formes au niveau de la Région du Grand Casablanca. Tous les partenaires y étaient au rendez-vous pour accompagner ce chantier qui reste ouvert. Car, comme l’a souligné le ministre lors d’une conférence de presse à l’issue de la cérémonie de signature des conventions, le nombre des habitations menaçant ruine augmente d’une saison à une autre et demeure hypothéqué par des aléas hors volonté du ministère. C’est dire que la bataille contre ce fléau n’est pas du tout facile, a-t-il fait remarquer. Dans ce registre, cinq conventions ont été signées, jeudi à Casablanca, dans le cadre du programme de lutte contre l’habitat insalubre au niveau de la métropole. L’Etat a mis la main dans la poche. Un budget général a été mis à contribution en assurant 1,938 milliard de DH, dont 662 millions de  DH alloués par le ministère de l’Habitat et de la politique de la ville. Ce chantier qui a été confié à plusieurs opérateurs pour pouvoir contrecarrer ce fléau dans l’espoir de l’éradiquer dans les années à venir.

La première convention porte sur le relogement de 12.000 familles dans les bidonvilles du Grand Casablanca, et est dotée d’une enveloppe de 2,4 milliards de DH, dont un apport de 300 millions de DH débloqué par le Fonds solidarité habitat.

La deuxième convention concerne le financement de l’opération « Riad Idmaj Sakane » pour le relogement des résidents du bidonville situé dans la commune Sidi Hajaj Oued Hessar (province de Médiouna), pour un budget de 594 millions de DH dont une contribution dudit Fonds à hauteur de 110 millions de DH.

La troisième convention porte, elle, sur le financement de l’opération « Errachad » pour le relogement des résidents des habitations menaçant ruine à la commune El Mejattia Ouled Taleb (province de Médiouna), pour un montant de 666 millions de DH dont une participation du Fonds solidarité habitat qui se chiffre à 125 millions de DH.

Enfin, les quatrième et cinquième conventions portent sur le financement d’une opération d’acquisition de 2.600 appartements auprès des promoteurs immobiliers par la société nationale d’aménagement communal, afin de reloger les habitants des maisons menaçant ruine dans la zone du projet de l’Avenue royale. L’opération mobilise 624 MDH dont 104 MDH alloués par le Fond solidarité habitat. L’opération concerne également la réhabilitation des anciens projets pour le relogement des habitants des bidonvilles dans les préfectures de Mohammedia et Moulay Rachid, pour un montant total de 51 million DH.

La cérémonie de signature a été marquée par la présentation de l’état d’avancement des programmes de lutte contre l’habitat insalubre dans la région du Grand Casablanca, et qui porte sur le relogement de 106.670 familles, dont 44.772 familles déjà recasées depuis 2006, alors que 3.227 autres sont au stade de délocalisation. En plus, 7.008 familles seront recasées au niveau de la ville nouvelle de Zenata alors que 5.743 autres bénéficieront de l’opération dans les phases à venir.

Mais 10 ans après le lancement du programme gouvernemental «Ville sans bidonville», la capitale économique reste un cas complexe.