Le Maroc des institutions, passage obligé vers une démocratie profonde et avancée

La consolidation du Maroc des institutions est un passage obligé vers «une démocratie profonde et avancée», fondée sur la justice sociale qui représente en fait une des valeurs ajoutées du parti, a affirmé le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), lors de la séance d’ouverture du congrès provincial du parti, samedi à Meknès.

Et d’ajouter lors de ce congrès, organisé dans le cadre des préparatifs du 9ème Congrès national du PPS, que le pays a besoin de renforcer et de mettre à niveau ses institutions, tel que prévu dans la Constitution, pour qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle. Pour ce faire, il est indispensable de doter ces institutions de tous les moyens et prérogatives requis, s’agissant des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ou des institutions créées en vertu de la Constitution, des collectivités territoriales et des partis politiques dont il faut respecter l’indépendance de décision et ne pas les influencer.

Selon le SG du PPS, il est du devoir du parti de lutter contre la pauvreté et l’exclusion en particulier dans les zones montagneuses et éloignées, les périphéries des villes ainsi que pour l’amélioration de la situation sanitaire des citoyens, du rendement de l’enseignement et de la formation professionnelle ainsi que pour une meilleure promotion des espaces urbains et ruraux dans le cadre de la justice spatiale.

Il s’est en outre arrêté sur la participation du PPS à l’actuel gouvernement , précisant que cette décision a été prise après « une profonde réflexion et un débat serré » au sein du parti, compte tenu de son référentiel de gauche, de ses convictions modernistes, de son orientation socialiste et de son adoption d’un projet sociétal moderne. Le PPS a décidé de participer, car il est impliqué dans le traitement des problèmes du pays ainsi que dans la lutte contre la prévarication et la corruption, a-t-il expliqué, notant que la bataille du changement ne peut pas être gagnée en l’absence de stabilité du pays, dont la préservation est due en premier et dernier lieu aux initiatives audacieuses de SM le Roi Mohammed VI et au rôle d’avant-garde et pionner de l’institution monarchique, en tant que garante de l’unité du pays.

Evoquant les réalisations accomplies par l’actuel gouvernement, il a fait savoir que le gouvernement a décidé de faire augmenter le SMIG dans le public et le privé et de procéder à la diminution des prix des médicaments et ce en dépit des défis que le pays affronte notamment dans le secteur de la santé et de la conjoncture économique difficile qu’il traverse. Il est vrai que le pays fait face à une situation difficile, mais il est vrai aussi que le gouvernement est animé par la ferme volonté de la redresser, a-t-il relevé.

Il a par ailleurs indiqué que la tenue du 9e Congrès national du parti (30, 31 Mai, 1er juin) constituera non seulement une grande fête, mais également une étape importante pour procéder à l’évaluation de l’action du PPS, soulignant la volonté du parti de faire de ce rendez vous une étape démocratique ouverte à tout le monde.

A l’issue de ses travaux, le Congrès provincial a procédé à la réélection à l’unanimité de Abdelilah Hilali, secrétaire provincial du parti. Il a été également décidé de laisser aux sections du PPS à Meknès le soin de désigner trois militants chacune pour compléter la semaine prochaine la formation du secrétariat provincial.

Les participants à ce congrès provincial ont en outre approuvé les projets de la thèse politique et du programme économique ainsi que le projet de statut devant être soumis au 9ème congrès national du parti. Ils ont procédé aussi à l’élection de 49 délégués à ce congrès national.