L’équipe du PPS mène un travail remarquable au gouvernement et se positionne comme force de proposition
Forum du secteur de la santé du PPS
«Nous sommes un parti responsable, acteur dans le processus de réformes et qui interagit avec son environnement», a déclaré Nabil Benabdellah, SG du PPS lors de la rencontre de communication organisée par le secteur de la santé, mardi 13 mai, à Casablanca. Placé sous le mot d’ordre «Le Maroc des institutions et de la Justice sociale», ce meeting à l’instar des autres rendez-vous fut un véritable succès et témoigne du dynamisme du parti et son rayonnement qui ne cesse de s’accroître au fil des jours.
Le public, venu nombreux pour écouter le message du numéro un du PPS et de son camarade El Housseine Louardi, a ainsi découvert la sincérité d’un discours limpide et clairvoyant, sans ambages ni tergiversations.
Dans son intervention, Nabil Benabdellah a rappelé d’abord le contexte dans lequel son parti a opté pour prendre part à un gouvernement piloté par un parti ayant un référentiel conservateur, en mettant l’accent sur le fait que le processus des réformes ne date pas d’aujourd’hui, mais remonte à plusieurs années, notamment depuis l’indépendance. «La réforme est un processus qui a nécessité des efforts historiques et la contribution de toutes les forces vives de la nation, et dont le PPS y a été toujours présent», a-t-il souligné dans son allocution. Et d’ajouter : «La course aux strapontins constitue notre dernier souci». Tout en mettant en garde contre les accusations gratuites, le ministre de l’Habitat et de la politique de la ville a noté en substance que ce qui importe pour le PPS est de contribuer à ce processus et répondre aux revendications et aux multiples attentes légitimes des citoyens. Qui plus est, le SG du PPS a évoqué dans son exposé «deux volontés majeures» qui ont mis le royaume sur la voie de la raison et de la modernisation des structures de l’Etat. La première est celle de S.M le Roi Mohammed VI. La deuxième, est celle des partis politiques qui ont décidé d’accompagner cette grande initiative royale.
Le PPS, une force de proposition
Par ailleurs, l’intervenant s’est attelé dans son intervention à présenter l’action du gouvernement actuel et les obstacles qui entravent la mise en œuvre de son agenda, en particulier le retard constaté en matière de l’élaboration des lois organiques. «Les choses ne sont pas si faciles comme le croiraient certaines personnes. Les questions de la régionalisation, de la femme ou de l’amazighité sont si complexes et nécessitent beaucoup de temps et de consultations et, si besoin, un arbitrage royal, comme c’est le cas dans le projet de loi concernant l’amazighité » a-t-il expliqué.
Appelant à l’accélération du processus de la mise en œuvre des dispositions de la Constitution, le SG du PPS a indiqué que le bilan du gouvernement à mi-mandat reste cependant positif étant donné que l’exécutif a pu élaborer 10 lois organiques jusqu’à maintenant et ce nonobstant les contraintes. Autre élément non moins important évoqué par Nabil Benabdellah, celui du travail effectué par les ministres du PPS au sein de l’équipe gouvernementale. Sur ce point, il a assuré que le PPS, aux côtés d’un parti dit conservateur, mène un travail remarquable en se positionnant en tant que force de proposition avec une équipe dotée d’une approche différente. Argumentant ses propos, l’interlocuteur a mis l’accent sur les multiples efforts pour faire imposer ses idées, comme c’est le cas dans la question de la réforme de la Caisse de la compensation. Pour lui, le PP, qui plaide pour une approche différente prenant en considération l’élément humain, s’oppose à toute approche comptable qui aura des conséquences graves sur le tissu social. En fait, «les véritables réformes sont celles qui intéressent le vécu quotidien de la population», a conclu Benabdellah.
Hôpital public, une priorité du PPS
De son côté, El Housseine Louardi, ministre de la Santé et membre du BP du PPS, a axé son intervention sur les mesures prises par son ministère pour faire aboutir les réformes. Sans jamais tomber dans la langue de bois, le chef du département de la Santé a d’ailleurs loué les efforts déployés par ses prédécesseurs visant à rendre l’offre publique meilleure. Toutefois, cela n’était point suffisant, a-t-il laissé entendre. «Je ne suis pas là pour jouer le rôle du sapeur pompier. La politique de la santé requiert des actions audacieuses, voire un management moderne en parfaite adéquation avec l’air du temps», a martelé le professeur universitaire. Une fois aux commandes du ministère, sa mission était d’abord de renforcer les acquis tout en s’attaquant à des grands chantiers, en l’occurrence la politique de médicament, élaborée en partenariat avec l’ensemble des acteurs et ce conformément à une approche participative (industriels, distributeurs, pharmaciens…). Malheureusement, certaines mauvaises langues ou d’autres personnes médisantes, usant de l’intox pour semer la zizanie, veulent faire croire aux citoyens le contraire de la réalité, laissant entendre que le ministre va augmenter le prix des médicaments. Alors, ce n’est pas le cas, a affirmé le ministre. En fait, toujours selon l’intervenant, la baisse des prix des médicaments sera effective à partir du 8 juin prochain. Arguments à l’appui le ministre a fait allusion au médicament Amarel, destiné aux diabètiques et dont le prix connaitra une baisse sensible, passant de 180 à 84 DH. Idem pour Amlor pour le traitement de l’hypertension et dont le prix de l’unité sera de 29 DH au lieu de 139 DH. Abondant dans le même ordre d’idées, Louardi a donné encore l’exemple du Taxol, prescrit par les médecins pour le traitement du carcinome du sein qui sera vendu à 600 DH au lieu de 2240… Autre point non moins important souligné par le ministre PPS, celui du plan national de prise en charge des urgences médicales qui nécessité la mobilisation d’une enveloppe budgétaire s’élevant à 552 millions de DH. Ce plan a pour objectif «le déplacement de l’hôpital hors ses murs», a souligné le ministre. A cela s’ajoutent également le partenariat public-privé pour améliorer le réseau SAMU et la mise en place d’un programme de formation ambitieux pour le développement des ressources humaines. Le troisième chantier concerne le plan national de prise en charge des maladies mentales et psychiatriques dont le budget global s’élève à 753 millions de DH. Quant au projet de loi n°131-13 relatif à l’exercice de la médecine et qui a suscité tout un tollé, Louardi a été on ne peut plus clair en rétorquant vivement : «Nous sommes un parti de gauche, d’un référentiel moderniste et continuerons à défendre avec acharnement le service public».
Et de préciser que «le projet de loi vise à rétablir l’ordre et renforcer l’indépendance professionnelle». Louardi, qui a dénoncé les surenchères politiciennes qui ne servent à rien, a précisé que le secteur de la santé exige des réformes progressives et intégrés avec une vision à moyen et à long terme. «Le secteur de la santé ne devrait être point soumis aux calculs politiciens étroits», a-t-il déclaré en substance, indiquant dans ce sens que souvent les réformes de fond dérangent certains milieux qui ne pensent qu’à protéger leurs intérêts particuliers à n’importe quel prix.
Notons au final que la commission de coordination chargée du secteur de la santé a élu par voie de consensus les membres congressistes qui devront prendre part au 9 e congrès national du PPS. Le docteur Abdelilah Chenfouri, président de la commission et au nom de l’ensemble des militantes et militants s’activant dans la section de la santé, tout en saluant les efforts immenses du ministre, l’a appelé à fournir davantage d’efforts dans le dessein d’augmenter progressivement le budget de son département pour qu’il atteigne 10% du budget général de l’Etat à l’horizon de 2020. En second lieu, Chenfouri, qui a souligné que ce genre de rencontres constitue un espace opportun pour participer à la formulation des politiques publiques, a invité le ministre à se pencher sérieusement sur la situation des hôpitaux publics qui accusent un déficit énorme en matière des ressources humaines et d’œuvrer pour la mise en place des hôpitaux qui constitueront un modèle du développement humain et social du royaume.





