Continuité

Mustapha LabraimiPar Mustapha LABRAIMI

L’après sept octobre reste marqué par la discussion sur l’évolution du processus démocratique dans notre pays. À travers la procédure suivie pour la formation du gouvernement, et dans l’attente de leur confirmation par les assemblées statutaires, les positions des partis politiques pressentis sont rendues publiques.

À ce sujet, l’impatience ne peut être de mise car le chef de gouvernement désigné ne peut constituer la majorité sans écouter l’avis des partis avec lesquels il a décidé de prendre attache. C’est là aussi un respect du processus démocratique qui n’est pas superfétatoire.

Par ailleurs, les résultats décevants du PPS suscitent le débat, voire la manifestation d’une opposition, plus que minoritaire ; et qui trouve l’occasion pour s’exprimer alors qu’elle s’était rangée auparavant au silence et au chômage politique au sein de l’organisation. Comme à l’accoutumée, « ceux qui veulent du bien au PPS » n’ont pas raté cette opportunité pour faire croire à ces leaders de la dernière minute. Il est légitime de se demander pourquoi aucun de ces medias n’avait relevé ou publié une photographie de ceux-là même quand ils se faisaient applaudir par le Secrétaire général il n’y a pas si longtemps. Aussi très peu nombreux soient-ils, ces voix ne rendent pas comptent de la situation au sein du PPS et se comportent comme des portevoix non autonomes qui agissent pour d’autres. C’est vrai que l’occasion fait le larron pour ces gens là !

Ceci étant dit et sans prêter la moindre attention aux « écrits diffamatoires » qui ne sont d’aucun apport à l’évolution du processus démocratique du pays ou à l’amélioration du rendement, de l’efficience et de l’efficacité du parti, il suffit de se référer au communiqué du bureau politique du PPS pour savoir que la critique et l’autocritique se feront pour une révision profonde de l’état organisationnel, du fonctionnement des structures et de leur adaptation à l’action politique locale et la consolidation d’une assise électorale reflétant les actions entreprises au niveau national. Cela se fera dans la sérénité en menant un audit participatif à tous les niveaux, avec responsabilité aussi bien individuelle que collective. Les conclusions seront tirées comme il se doit dans l’intérêt du PPS et conformément à son histoire, toujours au service de la nation et du peuple marocains.

Cela étant, l’unité du parti est préservée. Elle étonnera celles et ceux qui veulent miser sur la déception des résultats électoraux pour continuer à vouloir régler « une dispute » personnelle. L’ensemble des militant(e)s du PPS est animé par la confiance dans le processus démocratique qui évolue dans notre pays et la possibilité de sa consolidation. La transformation du parti en organisation politique de masse est en train de se parfaire, vœu exprimé depuis 1966 après une analyse objective des conditions de militance et de transformation de la société marocaine.

La ligne politique déterminée par le neuvième  congrès national du Parti du Progrès et du Socialisme constitue la continuité de celle établie lors du premier congrès national du parti pour répondre aux défis issus de l’évolution du champ politique national. Fidélité, ouverture et renouveau, démocratie interne, participation et indépendance dans la décision ont préservé les structures du PPS des manipulations visant à établir leur hégémonie sur la carte politique du royaume.

Que ceux qui s’égarent à combattre les partis politiques en général se réveillent de leur infantilisme, qu’ils mouillent la chemise pour mieux encadrer et mieux servir la population là où elle se trouve, que leur critique et autocritique servent à faire épanouir mille fleurs au lieu de pratiquer le « nguir » à tout bout portant sauf en ce qui concerne leurs affaires.

Sur la question gouvernementale, aucune tergiversation, aucun double langage, sans démagogie ni opportunisme, la participation au gouvernement est basée sur le seul critère des valeurs et l’intérêt du pays. «  Parmi les raisons qui président à ce choix de principe, se trouve la conscience générale du parti de l’existence de dangers qui guettent le Maroc et qui nous interpellent pour plus de vigilance et à faire preuve d’imagination pour trouver les mesures à même d’y faire face. Parmi celle-ci il y a, en premier lieu, la nécessité de la présence des forces progressistes et démocratiques au centre des décisions pour garantir la continuité du processus des réformes ». Il s’agit véritablement de cela et aucunement d’autre choses.