Activer le paiement des factures !

Par Saoudi El Amalki

L’entreprise marocaine se plaint fortement du non paiement des factures. L’Etat met beaucoup
trop de temps à honorer ses dus au point de causer du tort à ses créanciers. Cette attitude
dont font preuve les services publics, contamine également le secteur privé. Un comportement général qui se répand dans les rapports de la
vie active. Ce phénomène malsain concourt à Installer un climat de doute dans le monde des affaires et occasionne, dans la plupart des cas,
l’effondrement de l’entreprise, en particulier la petite et la moyenne qui font faillite.

En dépit des mécanismes de l’Etat mis en place pour faire respecter les délais de paiement des arriérés, notamment l’observatoire et la plate-forme à la direction des entreprises publiques, il se trouve que toutes ces mesures prises au niveau du contrôle et du suivi des échéances de réglementé ne sont
toujours pas appliqués. Le rétablissement de la confiance s’attarde au niveau des décompte, malgré l’accomplissement des travaux. La procédure des paiements est souvent soumise à des retards
injustifiés mettant en péril des entreprises dont la subsistance dépend du règlement des factures.

Une majeure partie des entrepreneurs se voit alors dans l’incapacité de poursuivre et jette l’éponge, à
cause de cette situation alarmante. Cette fâcheuse problématique est d’autant plus étouffante qu’elle
endosse toute la responsabilité à l’Etat. Comment alors veut-on que les entreprises ne paniquent pas
devant cette défaillance, alors que l’Etat, lui-même, principal garant des opérations procédurales, n’est
pas en mesure de conclure ses dettes, dans les détails requis ? La forte dégradation de l’entreprise marocaine représente également des incidences
négatives sur l’économie nationale qui table sur les PME, en général pour relever le rythme de croissance.

Dans le secteur du bâtiment, nombre d’entreprises trouvent toutes les peines du monde à se faire payer
au terme de leurs travaux. Les décomptes traînent des années dans les rouages de l’Administration, en dépit des plaintes auprès des services concernés. Dans ce sens, on évoquera cette déchéance qui a longtemps traîné au niveau de l’académie régionale de la l’éducation et de
la formation de Souss Massa. Des entreprises ont souffert le martyr avant de se faire régler, après des
années d’attente et d’affront avec les responsables régionaux et centraux de cette institution étatique. Ceci dit,
l’Etat devra, tout d’abord, sortir les textes d’application de toute cette nomenclature et passer à l’application
des procédés afférent, dans la fermeté et le sérieux, à commencer par ses propres services publics.